Dimanche 15 novembre 2009
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Adoncques, disais-je, j'étais hier soir à deux victoires sur trois parties, et donc pas si mal parti pour faire le sous-marin. Ce matin, j'affrontais Nicolas
Puyaubreau, 7 kyu, un de mes adversaires réguliers... La partie fut longue et complexe, et comme je l'ai notée presque intégralement, je vais la revoir en détail, il y a pas mal de choses
là-dedans. Au final, je perds assez largement, alors que je croyais (et Nicolas de même) la partie serrée... Raté pour cette année encore !
Arrive la dernière ronde. J'affronte Michaël Lebas, 12 kyu, que j'avais battu en championnat d'Île-de-France en 2008. Le début du fuseki est un peu bizarre (de chaque côté...), mais
rapidement je choisis de jouer l'influence, puis je passe à l'attaque contre une coupe un peu abusive. Autour du coup 85, j'ai une avance considérable : noir a deux gros groupes flottants, et j'ai
construit des territoires importants en les attaquant. Mais j'en veux trop, je prends des risques... et la catastrophe arrive : le chasseur devient chassé, je me fais couper par un joli tesuji
inattendu, le 101ème coup, au tengen ! Une vingtaine de coups plus tard, j'abandonne : j'ai un groupe mort de plus de vingt pierres, et bien sûr, en le capturant, noir va relier tous ses groupes !
Aïe... Me revoilà probablement 9 kyu.
Et les autres ? Eh bien c'est Robin Chauvin, du club de Taverny, qui a fait le sans faute : 5 victoires ! Comme un peu tout les ans, c'est un joueur encore peu connu qui s'est imposé.
Normal, après tour, un joueur "connu" dans ces niveaux "faibles" (eh oui !), c'est un joueur qui ne progresse plus... Concernant Robin, il faut dire qu'il n'avait pas joué en tournoi FFG depuis son
premier tournoi l'année dernière, précisément le Meijin C, où déjà il s'était montré au-dessus de son niveau officiel.
Par astroJR
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Samedi 14 novembre 2009
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23:23
Décidément, je ne parle que de go sur ce blog. C'est dommage, d'ailleurs, j'aurais bien fait quelques notes de musique récemment, sur la belle expo Miles
Davis à la Cité de la Musique par exemple, ou sur Pierre Boulez dont je découvre la musique avec stupéfaction en ce moment. (Jamais
osé l'écouter auparavant, c'est réputé inécoutable... n'importe quoi, ce n'est pas évident, mais c'est de la musique au plus haut sens du mot.) Ou bien parler de bande
dessinée, avec la réédition délicieuse du Trombonne illustré. Mais la flemme, la flemme, et me voilà qui garde ça pour moi. Reste les tournois de go, et voilà la nouvelle édition du
Paris Meijin qui a commencée ce week-end.
Le Paris Meijin, c'est un tournoi un peu spécial. Un des plus anciens tournois réguliers en France, organisé avec l'aide de la principale fédération professionnelle japonaise de go, la Nihon
Ki-in, ainsi que de l'Asahi Shinbun (un grand quotidien japonais). Le tournoi se déroule traditionnellement en trois phases : la première, le Meijin C, est réservée aux joueurs entre 30 kyu et 6
kyu à l'échelle française. Les deux joueurs les mieux classés à l'issue de cette phase gagnent, outre des lots fort conséquents (beaux gobans...), le droit de participer à la phase suivante, le
Meijin B, avec les joueurs entre 5 et 1 kyu. Puis la dernière phase, le Meijin A, évidemment la plus prestigieuse (et la mieux dotée), ne concerne que les joueurs en dan. Cette année, les phases A
et B auront lieu en même temps, donc il n'y aura pas de qualifiés issus du B dans le A (si j'ai bien suivi...). Le A promet un beau spectacle, à suivre la
semaine prochaine sur KGS.
Ce week-end, c'est donc le C. En théorie, 64 joueurs s'affrontent en système suisse "parfait" (car 64 est une puissance de 2...), donc à l'issue des 5 rondes, il devrait y avoir deux joueurs
exactement à 5 victoires (merci Mathias, je vois qu'on suit). En pratique, c'est un peu plus compliqué : tous les préinscrits ne sont pas venus, et nous sommes
un peu moins de 60 ; de plus on a introduit des catégories (30 kyu à 11 kyu, et 10 kyu à 6 kyu), ce qui complique un peu le tirage.
La grande particularité de ce tournoi, c'est que c'est un tournoi à égalité : deux joueurs de forces différentes peuvent se rencontrer, et ce sans pierres de handicap. L'autre
particularité, c'est la popularité de ce tournoi auprès des jeunes joueurs, particulièrement ceux qui passent plein de temps sur KGS, ou ceux qui vont au(x) stage(s), et arrivent à leur premier
tournoi de l'année scolaire (bah oui, nous ne sommes qu'en novembre et la saison des tournois en Île-de-France, c'est plutôt de janvier à mai) avec un niveau à l'échelle très sous-évalué. Résultat
: très souvent de grosses surprises et des révélations de nouveaux joueurs prometteurs. Un exemple ? L'année dernière, Yannis Talla, alors 7 kyu annoncés (mais 10 kyu à l'échelle !), remportait le
Meijin C. Cet été, lors du stage fédéral, il passait premier dan, après s'être qualifié pour la phase finale du championnat de France... et il progresse encore.
Du coup, même si sur le papier je suis plutôt bien placé pour pouvoir gagner ce tournoi, en pratique je n'y crois pas trop... Jusqu'à l'année dernière, le tournoi se déroulait dans les
minuscules locaux de l'AARJF (Association Amicale des Ressortissants Japonais en France) au dernier étage d'un immeuble des Champs-Elysées. On était serrés comme des sardines, mais ça avait une
classe incontestable. Cette année, ça se passe dans la salle du club de go de l'Ouest Parisien, dans le quartier Vaugirard. Une grande salle genre gymnase, qui sert apparemment à plusieurs
associations en tous genres. Plus confortable quand même.
À la première ronde, je joue avec les noirs face à Charles Caulet, un joueur d'Orsay inscrit 10 kyu, dont c'est le premier tournoi. Eh bien on peut dire que KGS est une bonne école !
Son style est solide, malgré un fuseki un peu flottant, et il ne fait pas d'erreurs. Moi, j'en fais... Il accumule des points tandis que je peine à en faire, et au final il a une avance
confortable. Défaite à la première ronde ! C'est rapé pour gagner le tournoi, encore cette année. Deuxième ronde, de nouveau un 10 kyu qui fait son premier tournoi : Morgan Moyon. La partie
commence assez tranquillement mais rapidement je prend de l'influence et des points. En face, là encore, un fuseki un peu bancal mais un bon sens des formes et du combat. J'en veux sans doute un
peu trop, et bientôt nous voilà embarqués dans un combat franchement complexe au centre, avec de chaque côté un grand groupe sans yeux. Je passe pas loin de la catastrophe, et il me force à
connecter mon groupe en gote à un groupe du bord. Ayant récupéré l'initiative, il a tôt fait de stabiliser ses groupes et de reprendre des points. Reste le yose, serré... Je pensais gagner assez
largement, mais au final je ne gagne que de 4 points, grâce au komi !
Dernière ronde de la journée, après un passage au resto libanais (miam !), je joue contre Kélétigui Diabaté, un tout jeune joueur en pleine progression. Il est inscrit 8 kyu, mais ce
doit être suite à une dérogation, car il n'est que 18 kyu à l'échelle. Cependant son niveau annoncé n'est pas du tout incohérent : il joue vite, de bonnes formes, et surtout... très, très agressif
! Franchement, au début il me fiche la trouille (Rémi Cornaggia, qui participe au tournoi et en est à trois victoires, me dit qu'il a eu lui aussi peur lors de sa
rencontre avec lui à la deuxième ronde). Mes groupes qui avaient l'air stables se retrouvent flotter avec, en-dessous, des serpents vivants sur la deuxième ligne, et il continue à couper,
envahir, grignoter, réduire... Heureusement, il joue trop vite, trop agressif, trop peu solide : il perd d'abord un petit groupe sur une glissade abusive, puis plus tard il commet d'autres petites
erreurs semblables. Enfin, son yose est trop difficile avec ses groupes bizarres et tordus, et il doit reculer pas mal sur la fin : je gagne. Me voilà avec deux victoires et une défaite à la
première ronde. On pourra dire "opération sous-marin réussie" si je continue à gagner demain...
Par astroJR
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Dimanche 18 octobre 2009
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17:23
Le week-end dernier a eu lieu le tournoi de go de Lyon.

Bon, je n'y ai guère brillé, et mon frangin Mathias dont c'était le premier tournoi non plus. J'en suis parti un peu amer, car sur les trois parties que j'y ai perdu, il me semblait n'avoir
mal joué que sur une ; en particulier je regrette franchement mon étourderie de fin de partie face à Frédéric Panico à la quatrième ronde, sans doute imputable au byo-yomi : je gagnais d'une très
belle avance et paf ! damezumari... classique, mais toujours aussi rageant. Pour le reste, c'était un tournoi très bien organisé, avec un haut de tableau impressionnant : Hwang In-Seong, Dai Junfu,
Miyakawa Wataru, Zhang Yanqi, Toru Imamura... et les "seconds couteaux" n'étaient pas des manches (passez-moi l'expression), puisque Fabien Lips a créé la surprise dès la première ronde en battant
la championne de France en titre ! Au final, c'est Dai qui remporte le tournoi par un sans-faute, dont une impressionante victoire contre Hwang à la quatrième ronde.
Deux tournois, disais-je, et en effet ce week-end je jouais dans l'équipe du club de Cachan pour les éliminatoires Île-de-France de la "coupe maître Lim", c'est-à-dire le championnat de
France des clubs. C'est un tournoi un peu particulier, où des équipes de quatre joueurs issus d'un même club s'affrontent : capitaine contre capitaine, deuxième goban contre deuxième goban, etc.
L'une des difficultés dans ces éliminatoires est de réunir assez d'équipes pour faire un "vrai" tournoi. C'était le cas cette année pour la première participation de Cachan, avec outre notre
équipe, une équipe d'Antony (club qui accueillait le tournoi), deux équipes (!) d'Aligre (un gros club parisien), une du COP (ouest parisien), une de l'Observatoire (Paris encore) et une de
Levallois. Plus une équipe pour faire la parité, composée de joueurs issus de différents clubs.
Notre équipe était composée de notre capitaine Mamy Ratsimbazafy alias ChoK, capitaine officiellement 2 kyu et officieusement 2 dan, de votre serviteur 8 kyu en qualité de fusible, pardon, de
second, de Rémi Cornaggia joueur acheté à prix d'or au club d'Orsay (héhé), lui aussi franchement sous-évalué par l'échelle et bien meilleur que son 10 kyu affiché, et enfin en quatrième goban de
Thomas Chupin, environ 10 kyu, fraîchement licencié pour l'occasion afin de remplacer Philippe Krellenstein indisposé.
Pour la première ronde nous rencontrons l'équipe dite de "parité", et franchement ils ne sont pas là pour rigoler ! Mamy doit affronter d'emblée Amar Meziani 2 dan du club d'Antony, Rémi joue
lui contre Ardalan Yaghoubi 3 kyu du COP ; Thomas a un peu plus de chance, son adversaire (mais qui était-ce ? Je ne sais plus) est de niveau abordable pour lui. Quant à moi je tombe face à Julien
Miralles, 1 kyu du petit club de Vauréal. Ma partie n'est pas une honte, elle est juste conforme à la différence de niveaux : je perds de près de 40 points. Rémi réalise l'exploit en forçant
Ardalan à... éteindre son MP3. Mais c'est insuffisant, hélas. Par contre Thomas gagne sa partie, confirmant son niveau, et surtout Mamy fait de même en gagnant face à Amar, ce qui nous permet de
faire un match nul face à l'équipe de parité. Ouf !
La deuxième partie sera plus facile, on affronte l'Observatoire, qui vient de se faire ratatiner par une équipe du même niveau moyen que nous. Surprise, leur second n'est que 16 kyu à
l'échelle, alors que leur troisième est un 11 kyu bien établi. Leur capitaine n'est pas bien connu (j'oublie encore son nom), mais il donne quand même du fil à retordre à Mamy. Mon adversaire Yann
Merkiled est effectivement bien plus fort que son niveau à l'échelle, mais je persiste à penser qu'il aurait été mieux en troisième goban, plus à même de rencontrer et de battre des joueurs de son
niveau. Là, ça a dû être un calvaire pour lui... Enfin, bilan : quatre à zéro pour Cachan : on est en course et même bien placés !
La troisième ronde est totalement différente : on affronte "Aligre A", l'équipe des joueurs forts du club d'Aligre. Jugez plutôt : Jean-Yves Gourmond 3 dan capitaine, Fabien Lips 2 dan
second, suivis (il me semble) de Jean-Mathieu Malouch (pourtant au COP ?) et de Hugo Beci. Le résultat est attendu : 4-0 pour eux, malgré une belle résistance de Mamy. Et pour moi l'occasion de me
faire exploser et d'apprendre pas mal de choses. Je reparlerai peut-être de cette partie.
Ce dimanche matin, nous affrontions une équipe à notre niveau, "Aligre B". Même club, mais joueurs un cran en dessous. Sur le papier, la plus incertaine des parties était la mienne, face à
Nguyen The Minh. Eh bien je crois l'avoir rondement menée. Pour Mamy, l'écart de niveau conséquent lui a permis de l'emporter facilement ; Thomas a gagné lui aussi de façon assez convaincante,
quant à Rémi... son adversaire ne s'était pas levé, victoire par forfait ! Au passage, l'équipe de l'Observatoire a fait de même au grand complet, fichant une belle pagaille dans l'organisation :
Levallois gagne par forfait, la parité joue quand même (mais ne jouera pas la dernière ronde, l'Observatoire n'ayant finalement pas pointé son nez). Bilan : nous sommes bien placés ! Antony est
qualifiée d'office (je ne sais plus pourquoi...), Aligre A domine clairement, et le COP est aussi devant nous...
Du coup pour la dernière ronde on joue face au COP, là encore une équipe de choc. Leur capitaine est le jeune et brillant Yannis Talla, leur second est Zhou Xu, tous les deux premier dan.
Derrière eux, le niveau reste élevé... J'abandonne, Mamy abandonne, Thomas abandonne... et Rémi gagne de 2.5 points contre un joueur pourtant manifestement plus fort (qui était-ce ?). Au final pas
de surpise de mon côté, mais un résultat d'ensemble plutôt pas mal pour l'équipe de Cachan, qui termine troisième ou quatrième. Les équipes qualifiées sont Antony, Aligre A et le COP ; les deux
clubs qui nous ont battu sont qualifiés, bravo à eux !
Bientôt, quelques photos et peut-être quelques petits bouts de partie...
Ding ! En repassant sur cet article, je remplis les trous : l'adversaire de Thomas à la première ronde était Frédéric Dechamps, le capitaine de l'équipe de l'observatoire était Jackie Dang, et
l'adversaire de Rémi à la dernière ronde était Josué Yu, 2 kyu quand même ! Les résultats complets sont sur le site de la FFG, il faut fouiller un peu mais on les trouve. Les photos sont en ligne
sur Flickr, les parties... oublions... Quant au club de Jean-Mathieu, il l'explique lui-même dans les coms, merci à lui !
Par astroJR
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Mercredi 7 octobre 2009
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21:17
...du ciel tout d'abord : on vient de découvrir un nouvel anneau à Saturne. Un de plus me direz-vous ? Vous n'y
êtes pas ! Celui-ci est un géant, bien séparé du système d'anneaux déjà connu : un énorme tore de poussière diffuse que le télescope Spitzer a découvert par son rayonnement infrarouge. Au beau
milieu de cet anneau, le petit satellite Phoebé, déjà bien connu et abondamment étudié grâce aux bonnes vieilles sondes Voyager et bien sûr à la récente (formidable !) mission Cassini. Phoebé
serait la principale source de matière de cet anneau... Et la surprise est que cette découverte pourrait bien confirmer une vieille hypothèse expliquant l'étrange aspect du satellite Japet (et pas Janus, argh),
avec sa face blanche et sa face sombre. Quelques liens pour en savoir plus (je suis preneur de toute source un peu plus détaillée...) : là, là (en français !), et
là...
Bon, après s'en être mis plein les mirettes avec du lointain, des choses plus personnelles. Je participerai au tournoi de go de Lyon ce week-end, et au premier tour (Île-de-France) de la coupe Maître Lim à Antony la semaine
suivante, en compagnie du capitaine Mamy Ratsimbazafy, de Rémi Cornaggia et de Philippe Krellenstein, pour représenter le club de Cachan. La saison des tournois de go reprend donc en beauté !
Sinon, malgré le boulot (bah oui), je tenterai de passer par ici un peu plus souvent. Histoire aussi de faire un peu de pub pour mes photos que je trouve le temps de poster sur
Flickr...

J'aime bien celle-ci par exemple...
Par astroJR
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Mardi 15 septembre 2009
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21:29
C'était vendredi dernier, sur la scène Zébrock de la fête de l'Huma, alors que la foule s'amassait devant la grande scène pour Manu Chao, Allain Leprest...
Leprest, donc qui démarre le concert à presque 22 h, devant un public heureux et chaleureux. Nathalie Miravette est au piano, ils ne sont qu'eux deux sur scène, et l'on démarre par la chanson titre
de son dernier album, Quand auront fondu les banquises. La complicité avec le public est immédiate, heureux qu'on est de le voir en forme, plutôt en voix et même avec enfin de nouveau des
cheveux ! (Enfin, autant je comprend qu'on soit enthousiaste, autant certains l'étaient peut-être un peu trop, limite lourdingues... passons.) Après cette mise
en bouche ironique et sereine, il enchaîne sur Nu, bouleversant. Suit une chanson rare, une chanson de ses débuts et que je ne connaissait pas, Martainville :
"On a pendu l'accordéon
Sur un réverbère au néon
On a tranché les marronniers
Du vieux quartier."
Entre temps, un autre musicien est venu les rejoindre, l'accordéoniste Daniel Mille, discret et précieux. Ils font encore une chanson ensemble, la déchirante Donne-moi de mes nouvelles,
puis Allain annonce les premiers invités : Loïc Lantoine !
Loïc Lantoine et son éternel complice-contrebassiste François Pierron feront deux "hanhons françaises", Aux étoiles d'abord, qui nous emporte immédiatement, puis Bréhal,
dont l'interprétation semble plus retenue qu'à l'accoutumée. Retour d'Allain Leprest pour quelques chansons, dont un magnifique Y a rien qui se passe. L'invitée suivante est celle que le
chanteur appelle "sa petite soeur", "un jeune espoir de la chanson française"... bien entendu, on aura reconnu la grande dame Francesca
Solleville. Bien sûr, fête de l'Huma oblige, c'est sous un tonnerre d'applaudissements qu'elle entre en scène. J'aimerais en dire tout le bien qu'elle mérite, mais je dois bien avouer que j'ai du mal avec sa façon de chanter, ce grand vibrato systématique, ce style déclamatoire,
emphatique... Elle chantera deux chansons dont Leprest lui a écrit les textes : Quand Paris habitait Chopin, puis Les petits enfants de verre, bien plus convaincante dans
celle-là.
Lorsqu'Allain Leprest revient sur scène, c'est en compagnie d'un quatuor de trombones, qui l'accompagnera dans des chansons de son dernier album, dont la poignante Arrose les fleurs.
Une invitée inattendue, Claire Lise, viendra chanter Tout c'quest dégueulasse porte un joli nom, puis Une valse pour rien en duo avec
Leprest. Quelques chansons encore, dont un beau Goodbye Gagarine introduit par la "soupe aux vermicelles avec des lettres", et un Finis les baloches où il se perd un peu dans le
texte, et vient le dernier invité (à moins que ç'ait été avant, j'ai un petit doute sur l'ordre), Yves Jamait,
plein de gouaille et d'énergie, qui chante Des mains de femmes et Jean-Louis (ou le monologue du client) ou il fait danser une partie du public sur :
"On parle, on parle mais il se fait tard,
C'est bientôt la fin du monde et j'ai plus rien à boire."
Vient la fin du concert, moment magique où l'on retrouve sur scène tous les musiciens (le quatuor de trombones, Nathalie Miravette au piano, David Mille à
l'accordéon... et François Pierron à la contrebasse) ainsi qu'Allain et Jamait qui chantent en duo :
"J'habite tant de voyages
De creux, de mains, de nuages
J'habite des cieux sans bornes
Rien qui n'ait vraiment de forme"
Côté concerts, c'est tout ce que j'aurais vu de la fête de l'Huma cette année, trop crevé pour Arthur H et Deep Purple le lendemain. Pour le reste, ça faisait
bien longtemps que je n'étais pas allé à une fête de l'Huma, et je suis toujours stupéfait de la quantité de monde que ça attire. Et toujours dubitatif quant aux contradictions évidentes entre la
direction du PC, sa base militante et ses sympathisants, mais ouuups, j'avais dit pas de politique sur ce blog. Sur ce, bonne nuit les gens.
Par astroJR
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